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Dimanche, 27. Avril 2014 - 12:25 h
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Jeudi, 24. Avril 2014 - 06:20 h
Attaques de troupeaux dans l'Aude

Les services de l'État ont présenté le plan loup aux éleveurs de l'Ouest audois. Un plan en trois phases : indemnisation, effarouchement et tirs de défense.

Les éleveurs sont remontés. Ils étaient une soixantaine à assister ce mercredi à une réunion à Plavilla. Une réunion dont l'objet était de leur présenter le plan loup, et ce à l'initiative de la FDSEA, Fédération départementale du syndicat des exploitants agricoles. Le sous-préfet de Limoux, des représentants de la DDTM, direction départementale des Territoires et de la Mer ainsi que l'Office national de la chasse et de la faune sauvage et des lieutenants de louveterie ont eu à faire face à une assemblée houleuse tant les attaques répétées excèdent les éleveurs de l'Ouest audois. «Les gens en ont marre de perdre des brebis tous les jours», rapporte Serge Vialette, président du syndicat agricole, citant une nouvelle offensive du loup à Arzens. «Nous avons l'impression de nous être fait un peu endormir… A écouter les éleveurs présents à la réunion, nous pensons aujourd'hui que le loup est dans l'Aude depuis un bon moment déjà puisque nous subissons des attaques depuis 2012. On croyait que c'étaient des chiens ; mais les déclarations faites auprès de la gendarmerie n'avaient pas eu de suite. C'est compliqué de faire reconnaître la présence du loup», admet le responsable syndical qui va même plus loin et confie : «D'après des spécialistes, ce n'est pas un mais plusieurs loups qu'il y aurait chez nous», rapporte-t-il. «Cela fait beaucoup d'attaques pour un seul loup ; sans compter qu'elles sont dispersées et éloignées parfois de plus de 40 km», approuve Laurent Maugard, président de l'association pour la sauvegarde du patrimoine des Pyrénées audoises qui, lui, ne croit pas à la thèse d'un seul animal et plaide, en tout cas, pour son éradication. Alain Bataille, du réseau loup-lynx, à l'ONCFS lui, reste sur les indices qu'il a en sa possession et n'accrédite pour l'instant qu'une seule présence mais il n'exclut aucune autre hypothèse. Il s'est penché sur la consommation de l'animal, soit chez les Girbal à Ribouisse, une masse de moins de 5 kg à chaque fois, ce qui lui laisse penser qu'il ne s'agit que d'un loup». Frédéric Salgues, bénévole du réseau loup et lynx, est, lui, tout aussi réservé, se retranchant derrière la photo «c'est la preuve tangible de la présence d'un loup. Tant que nous n'avons pas d'autres éléments, on ne peut pas dire qu'il y en plusieurs ni… qu'il n'y en qu'un seul. Quant à la multiplicité des attaques, encore faudrait-il pouvoir les imputer au loup et être sûr que ce loup est le même que celui qui a attaqué les brebis des Girbal. L'État et l'Office national de la chasse et de la faune sauvage font tout pour tirer ça au clair. Il faut être patient». Et de pointer les clichés qui circulent concernant cette espèce. «On dit qu'elle vit en meute. Nous avons, dans les Pyrénées-Orientales, deux mâles isolés qui viennent d'Italie et dont un vit dans un massif et le second dans un autre». Quoi qu'il en soit, la «cohabitation est toujours compliquée que ce soit avec le loup, l'ours. Et partout ! Ce qui est sûr, il faut s'occuper de ces gens dont l'élevage est le gagne-pain».
Gladys Kichkoff

LA DEPECHE
Publié le 21/03/2014 à 03:52, Mis à jour le 21/03/2014 à 10:24

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